Quand la science s’invite en cuisine à Marcel-Aymard

Quand la science s’invite en cuisine à Marcel-Aymard

Le jeudi 8 octobre 2026, la cheffe Angélique Maury, du restaurant millavois Gemelli, a animé un atelier de cuisine moléculaire pour la classe CHAMS de 4e du collège Marcel-Aymard, à Millau (Aveyron). Organisée dans le cadre de la Fête de la science 2026, la séance a conduit les élèves à découvrir deux techniques culinaires, dont la clarification, pour réaliser un cocktail sans alcool. Les comptes rendus de Millavois.com et de 12actu.com, publiés le 13 octobre, datent l’atelier du 8 : il s’est donc tenu cinq jours avant leur parution et ne se rejoue pas, la Fête de la science étant terminée.

Du parcours de la cheffe au goûter : le déroulé de l’après-midi

L’atelier a commencé par une discussion. Angélique Maury a d’abord évoqué son parcours professionnel devant les élèves, avant que le groupe ne passe à la pratique. Les collégiens ont alors enfilé leur blouse de scientifiques en herbe, une façon de poser le cadre : on entrait dans un laboratoire, même si le matériel venait de la cuisine.

Deux techniques leur ont ensuite été présentées. La première est la clarification, que les sources nomment explicitement. La seconde n’est pas précisée dans les comptes rendus, et il serait imprudent de la deviner. Le but était fixé d’avance : aboutir à un cocktail sans alcool. Les sources ne donnent ni la composition de la boisson ni les ingrédients utilisés, et rien ne permet d’en dire plus.

L’après-midi s’est achevée sur un goûter : chacun a pu déguster ses préparations. Celui qui a déjà vu un liquide trouble devenir limpide sait ce que ce moment peut avoir de frappant, mais les comptes rendus ne rapportent aucune réaction d’élève, et aucune parole n’est citée ici.

Des notions de chimie qui sortent du cahier

Selon les deux comptes rendus, l’atelier a permis aux élèves de réinvestir des notions de chimie vues en classe. Lesquelles ? Les sources ne le disent pas, et il n’y a pas lieu de le supposer. Elles retiennent surtout un constat : les sciences ne se cantonnent pas au laboratoire, elles se nichent aussi dans les gestes du quotidien. Passer d’un exercice de cahier à une préparation qu’on goûte ensuite change le rapport à la matière : le résultat se voit, se sent et se mange.

Que cette classe soit concernée ne doit rien au hasard. La CHAMS est la classe à horaires aménagés Mathématiques et Sciences du collège Marcel-Aymard, un dispositif propre à l’établissement. Pour des élèves qui suivent un parcours renforcé en sciences, une séance où la cuisine sert de support à l’expérimentation s’inscrit naturellement dans le cursus. À l’issue de la séance, l’équipe pédagogique de la CHAMS a remercié la cheffe pour sa disponibilité et son enthousiasme.

Ce lien entre gestes de cuisine et phénomènes physico-chimiques n’a rien d’exotique : le simple fait de comprendre pourquoi une burrata pique la langue relève déjà de l’observation d’un produit du quotidien.

« Saveurs savantes » : le thème national derrière l’atelier

L’atelier de Millau s’est tenu pendant la 36e Fête de la science, qui a eu lieu du 2 au 12 octobre 2026 sur le thème « Saveurs savantes ». Le ministère de l’Enseignement supérieur invitait le public à explorer les liens entre sciences, cuisine, goût et alimentation. Selon le programme national, l’édition recense plus de 5 500 événements gratuits dans plus de 1 100 communes, en métropole et en outre-mer : ce sont les chiffres de présentation du programme. Les collégiens de Marcel-Aymard ont ainsi pris part, à leur échelle, à un mouvement qui dépassait largement l’Aveyron.

Cette édition coïncide aussi avec le centenaire de l’étoile Michelin et le bicentenaire de la Physiologie du goût de Brillat-Savarin. Les sources n’établissent aucun lien entre ces anniversaires et l’atelier de Millau : c’est le contexte de l’année, rien de plus.